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Régulation bancaire & conformité

Bâle III expliqué : ce que les nouvelles exigences changent pour les banques

Le cadre Bâle III, élaboré par le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire après la crise de 2007-2008, a profondément renforcé les exigences de solidité financière imposées aux banques, en particulier sur la qualité et la quantité…

Bâle III expliqué : ce que les nouvelles exigences changent pour les banques

Le cadre Bâle III, élaboré par le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire après la crise de 2007-2008, a profondément renforcé les exigences de solidité financière imposées aux banques, en particulier sur la qualité et la quantité de leurs fonds propres.

Plus de capital, de meilleure qualité

Bâle III relève significativement les exigences de fonds propres de base (Common Equity Tier 1), tout en introduisant des coussins de conservation et de contracyclicité destinés à absorber les pertes en période de crise sans recourir immédiatement à un soutien public. Le texte intègre également, pour la première fois de façon aussi complète, une charge de capital spécifique liée au CVA, reconnaissant que le risque de contrepartie sur les dérivés avait été largement sous-estimé avant la crise.

Ratio de levier et liquidité

Au-delà des ratios pondérés par le risque, Bâle III introduit un ratio de levier non pondéré, destiné à limiter l’endettement total d’une banque indépendamment de la pondération de ses actifs. Deux ratios de liquidité complètent le dispositif : le LCR, qui garantit des actifs liquides suffisants pour survivre 30 jours de stress, et le NSFR, qui impose un financement stable à plus long terme.

La mise en œuvre complète de ces règles s’est étalée sur plus d’une décennie, tant l’ampleur des ajustements de bilan qu’elles impliquent est importante pour l’ensemble du secteur bancaire mondial.

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À retenir

Mieux mesurer le risque, pour décider plus sereinement

Qu'il s'agisse de CVA, de régulation bancaire, de dérivés ou de stratégie d'investissement, chaque repère compris est un pas de plus vers une gestion du risque plus rigoureuse et plus lisible. Aucun modèle ne remplace le jugement professionnel, mais il permet d'aborder chaque décision avec plus de clarté.

Pour aller plus loin

  • Croiser plusieurs sources et méthodologies avant de conclure sur un niveau de risque
  • Documenter les hypothèses de chaque modèle, jamais les considérer comme acquises
  • Suivre les évolutions réglementaires qui peuvent changer le cadre du jour au lendemain
  • Revoir régulièrement ses estimations plutôt que de les figer une fois pour toutes